Le marché du motion design 2024-2025

Dans un monde où l’IA redessine les usages du motion design, les budgets se négocient à la baisse et le marché se recompose en profondeur. Cette enquête dresse un état des lieux honnête du motion design freelance en France en 2024, avec les données pour le prouver.

Étude de marché
du motion design 2024-2025

Le marché du motion design en 2024 : ce que les chiffres disent vraiment

On a posé 17 questions à 181 motion designers freelances en France. Voilà ce qu’on a appris, et ce que ça change pour les entreprises qui commandent de la vidéo.

2024 n’a pas été une année facile pour le secteur du motion design. 69 % des motion designers freelances interrogés ont rencontré des difficultés à trouver des projets. Près de la moitié estiment que les budgets alloués par les entreprises ont diminué. Et presque un sur cinq a vu ses revenus baisser significativement. On pourrait être tenté d’y voir un signal d’alarme. Mais ce serait ignorer ce que ces chiffres disent vraiment.

Le marché ne se rétrécit pas. Il se restructure.

Les trois raisons principales citées pour expliquer la baisse d’activité sont la réduction des budgets entreprises (71,8 %), la concurrence accrue entre prestataires (63,3 %) et l’utilisation croissante des outils automatisés et de l’IA (62,7 %). Ces trois facteurs ont un point commun : ils sanctionnent la vidéo générique, pas la vidéo stratégique.

Quand une entreprise coupe son budget motion design, elle coupe rarement ce qui lui rapporte quelque chose. Elle coupe ce qu’elle ne sait pas évaluer. Et c’est là que réside le vrai enjeu : la valeur d’une vidéo n’est lisible que si elle est rattachée à un objectif.

Ce que les clients commandent vraiment

Les types de projets les plus demandés restent sans surprise les vidéos promotionnelles et les contenus pour les réseaux sociaux, respectivement à 72 % et 70 %. Les films institutionnels complètent le podium à 50 %.

Ce que ces chiffres montrent : les entreprises continuent de chercher de la vidéo qui travaille, qui convertit, qui explique, qui positionne. Pas de la vidéo décorative.

L'IA : ni sauveur, ni fossoyeur

78 % des motion designers voient l’IA comme la tendance principale de 2025. Dans l’enquête, une cinquantaine d’outils ont été cités, des générateurs de vidéos aux plug-ins After Effects en passant par les IA sonores. Mais 50 % des répondants se déclarent encore réticents ou ne les utilisent pas.

Ce n’est pas de la résistance au changement. C’est le signe que l’IA n’a pas encore prouvé sa valeur en production réelle. Plusieurs participants le notent directement : pour obtenir quelque chose de précis, il est souvent plus rapide de le faire soi-même. L’IA accélère certaines tâches. Elle ne remplace pas le jugement créatif, ni la compréhension du brief, ni l’intention derrière une image.

Ce que ça signifie pour ceux qui commandent de la vidéo

Le marché évolue vers deux pôles : les petits budgets pour des contenus simples, et les budgets exigeants pour des productions à forte valeur ajoutée. Le milieu disparaît. C’est ce que 32 % des professionnels anticipent pour 2025.

Pour une entreprise, cela pose une question concrète : dans quelle catégorie se situe votre prochaine production vidéo, et est-ce que ce positionnement est intentionnel ?

La vidéo rapide, automatisée, générique existe. Elle fait le travail d’un post. La vidéo stratégique, construite autour d’un objectif précis, avec une direction artistique cohérente et un message calibré, fait autre chose : elle construit une perception, installe une confiance, ferme un contrat.

Cette enquête a été réalisée et publiée par Giri.studio en janvier 2025.

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